Abonnez-vous a la liste de diffusion et recevez par courriel toutes nos nouveautés du mois !
Les Trouvailles
de KASSANDRE

La petite histoire Le préscolaire
Le système Lewis Le primaire
Les jeunes raccrocheurs Immersion française pour adulte


LA PETITE HISTOIRE

Mme Lewis, grande amoureuse de lecture, a décidé de partir à son compte dans le vaste domaine de la littérature.

Au départ, l’idée lui est venue pour combler certain manque :
1. Aucune librairie au monde ne peut contenir tous les livres.
2. Malheureusement, le personnel des librairies n’est pas toujours formé adéquatement pour diriger convenablement sa clientèle.
3. Le temps : avant de trouver exactement ce que l’on recherche il est parfois nécessaire de visiter plusieurs établissements.

De plus, comme le titre recherché n’est pas toujours sur les tablettes, le délai d’attente sera alors de 2 à 3 semaines avant que l’établissement soit en possession du livre, il faut se déplacer à nouveau pour en prendre possession.

Le nom de son entreprise, lui est soufflé pas sa fille aînée Cynthia-Endres - Maman que feras-tu dans ta compagnie? Comme maman travaillera avec les livres et qu’elle devra souvent se déplacer Cynthia s’exclame - Alors, ton livre va voyager! Le Livre Voyageur voit donc le jour en 1994.

Mme Lewis ouvre en premier lieu le marché des Garderies et C.P.E. Beaucoup se demanderont pourquoi, alors qu’il serait plus simple de commencer avec les enfants plus âgés? La réponse est fort simple, les jeunes d’âge préscolaire sont les éternels oubliés mais les plus importants. Importants? Il est bien connu que les plus grands cavaliers sont montés en selle bien avant de faire leurs premiers pas, pourquoi donc en serait-il autrement pour l’infinie richesse qu’est la littérature?

De la petite enfance, Mme Lewis se dirige vers l’école.
Le préscolaire où elle instaure un nouveau système révolutionnaire de classement (le système Lewis).
Le primaire, une multitude de possibilités, de projets et trop peu de temps pour tous les réaliser.
Les jeunes raccrocheurs où un travail surprenant et des plus valorisants l’attendaient.
L’intégration des immigrants, une autre réalisation où elle sera émerveillée par la richesse humaine qu’elle découvrira.

À nouveau maman très bientôt Mme Lewis s’accorde une pause bien méritée.

Après une brève absence, Le Livre Voyageur fait un retour en beauté et l’équipe s’agrandit grâce à une nouvelle recrue.

Amélie et ses trésors guideront petits et grands dans un univers fantastique.

Fort de nos expériences passées, nous prenons résolument le sentier de demain. Nos services autrefois adaptés spécialement pour les enfants et les programmes sociaux seront maintenant accessibles à tous. Particuliers, entreprises, organismes, associations … et travailleurs de tous les domaines pourront dès aujourd’hui bénéficier de nos conseils littéraires ainsi que de notre merveilleux service clé en main.

Le Livre Voyageur a l’immense plaisir de vous souhaiter la bienvenue
dans le monde inédit de la littérature.

LE PRÉSCOLAIRE

Mme Lewis entre dans le monde préscolaire avec la conviction que les enfants de la prématernelle et de la maternelle ont droit à une place de choix dans les bibliothèques.

Pour commencer ils devront mémoriser une courte comptine pour que les portes de la caverne d’Alibaba (la bibliothèque) s’ouvrent. Pas de comptine et les portes restent fermées. Un événement qui est très vite devenu un rituel fort apprécié de nos jeunes explorateurs. Mais attention, une chose fabuleuse se produit à l’intérieur, Mme Lewis se transforme en dragon magique. Il est bien connu que les dragons ont une passion pour l’or et bien son or ce sont les livres. Notre amie dragon n’est pas avare et elle est très heureuse de pouvoir partager avec les enfants.

Comme vous le savez sûrement les enfants de tous âges sont friands d’histoires et ceux du préscolaire ne font pas exception. Mme Lewis prépare donc avec beaucoup de plaisir et de fébrilité, l’heure du conte pour chacune de leurs visites (qui d’après elle étaient bien peu nombreuses et bien courtes). Les enfants sont d’ailleurs bien impatients de voir ce que leur dragon préféré a mijoté pour eux.

Les livres étant un excellent outil d’apprentissage, Mme Lewis les utilisent à toutes les sauces. L’ouverture d’esprit, l’estime et le respect de soi et d’autrui, la découverte du monde qui nous entoure, la socialisation … Il est clair que sont but n’est pas de lire pour lire mais bien de permettre aux enfants d’acquérir (sans même le réaliser), par les jeux et la lecture une compréhension et un discernement plus aiguisé de ce qui les entourent.

Notre dragon entraînera les enfants dans le monde merveilleux de la découverte et du partage des livres. Après leur période d’exploration hebdomadaire pendant laquelle ils fouillent pour dénicher un livre qui attire leur attention, ils doivent en parler brièvement aux autres enfants. Chacun apprend donc à s’exprimer et à faire connaître son trésor à lui.

La plus belle récompense pour Mme Lewis c’est d’avoir pu, bien que modestement, contribuer à l’éveil littéraire et culturel de certains de ces enfants.

LE SYSTÈME LEWIS

Après plusieurs visites et analyses des bibliothèques scolaires au primaire, Mme Lewis a développé un système de classement révolutionnaire (Le Système Lewis). En effet il permet aux enfants à partir du préscolaire jusqu’à la 6e année de chercher, trouver et de reclasser eux-mêmes leurs livres.

Le système Lewis a été mis à l’épreuve pour la première fois à l’école Jeanne Leber (C.S.D.M.). La première analyse a démontré que le temps d’administration de la bibliothèque avait été réduit de 90%, ce qui laisse beaucoup de temps libre à la personne responsable.

À partir de ce moment, Mme Lewis s’est mise à faire des projets orientés sur la littérature dans l’environnement de la bibliothèque. Très rapidement, à la demande des professeurs, elle a débordé de ce cadre pour développer une structure de coordination de projets pédagogiques et éducatifs.

Mme Lewis a par la suite perfectionné la structure du système Lewis à l’école de la Petite Bourgogne. Ce qui a permis de le généraliser pour pouvoir l’adapter à tous les types de milieux scolaires.

LE PRIMAIRE

Les bibliothèques sont trop souvent associées à une obligation ennuyante et presque punitive. Mme Lewis remonte ses manches et décide avec l’aide des enfants de l’école d’envoyer valser les préjugés et de redorer l’image de leur bibliothèque.

Pour commencer, elle demande la participation des enfants. Il faut absolument mettre de la couleur sur les murs. Les enfants sont appelés à créer des dessins.
Les chefs d’œuvres pourront ensuite tapisser les murs avec les très belles affiches que Mme Lewis se procure auprès de différentes maisons d’éditions.

Maintenant que le cas des couleurs est réglé, Mme Lewis s’attaque à l’environnement même de la bibliothèque. Elle fait installé des chaises berçantes, des gros coussins par terre, des tapis au sol … les enfants peuvent maintenant s’installer à leur aise pour lire. Les initiatives de Mme Lewis ne font pas le bonheur de tout le monde, mais pour elle, tout ce qui compte, c’est que les enfants ont envie de venir à la bibliothèque.

L’univers de la bibliothèque étant apprivoisé, Mme Lewis amène les enfants dans un tourbillon auquel ils ne peuvent pas résister. Les jeunes sont débordants d’idées, ils ont simplement besoin que quelqu’un les guide un peu. Mme Lewis désire leur offrir l’opportunité de mettre leurs projets à exécution. Son but n’est pas de tout faire pour eux, au contraire, elle se propose simplement de les guider. Vous pourrez voir un peu plus loin dans votre lecture que les enfants, avec un peu de soutien, peuvent faire de grandes choses.

Mme Lewis a planté près de 300 fleurs sur le terrain de l’école. Quelques classes ont même reçu l’autorisation de leur professeur de participer à cette belle initiative. Les enfants se sont mis les mains dans la terre, ils ont pu suivre l’évolution des fleurs et les plus vieux ont travaillé le compost. Ce fut une très belle expérience mais au bout d’environ une semaine, les enfants sont venus voir Mme Lewis. Ils étaient en colère. Imaginez-vous que certains adultes se servaient du terrain de l’école comme d’un grand cendrier. Les jeunes se sentaient trahis par le manque de respect des grands. Mme Lewis les incite à réfléchir à un moyen intelligent de faire passer leur message. Les classes de 1ère à la 3e année font donc des pancartes que Mme Lewis plastifie. Les classes de 4e à la 6e années s’occupent quant à eux d’écrire un texte, qu’ils distribuent à tout le personnel de l’école, expliquant l’importance de respecter le travail des étudiants.

Un club de lecture est mis sur pied par les enfants. En premier lieu il est indispensable d’avoir quelques règles. Avec l’aide des jeunes, un contrat est rédigé, il traite entre autre du respect des membres et des livres, de l’entraide, etc. Chaque enfant doit signer le contrat. Si un membre du club déroge à une ou plusieurs des règles, ce sont les autres enfants qui décident de son sort au sein du club. Pour les plus jeunes membres, le club permet de découvrir le monde fantastique de la lecture. Ils apprennent entre autre à faire la lecture à haute voix d’extrait de leur livre. Pour les plus vieux, la lecture, seul ou devant les autres est toujours de mise, mais on corse un peu le travail. Si un enfant présente un extrait d’un livre qui parle d’instrument de musique, les autres membres effectueront une courte recherche sur son instrument préféré. Ils travaillent très fort pour le simple plaisir de se renseigner et de partager les connaissances acquises sur le sujet. Ils ont aussi le mandat d’aider les plus jeunes membres dans leurs choix de lecture, l’interprétation de certain passage d’un livre, l’utilisation du dictionnaire ou des encyclopédies comme outils de référence … bref l’entraide est le mot d’ordre et chacun s’y applique avec fierté.

Un autre très beau projet développé : une semaine de la culture est créée.
Pour commencer 6 comités sont mis en place
;
1. Invitation
2. Animation – accueil
3. Aménagement
4. Publicité
5. Décoration
6. Horaire

Seuls les enfants sont membres des comités et ils doivent déterminer quelles seront les fonctions de chacun. Les différentes tâches sont ensuite réparties aux comités. Encore une fois, Mme Lewis ne fait que guider.
Les enfants doivent travailler en équipe et se responsabiliser. Ils doivent trouver des commanditaires, monter une publicité et la distribuer de façon stratégique dans le quartier. Ils s’occupent eux même de commander les livres pour leur kiosques-librairies (+/- 6,000.00$ de livres), gérer une petite caisse … Les différentes ethnies et cultures sont aussi présentées, un kiosque de vêtements et de masques traditionnels, sans oublier la nourriture. Un bon moyen de comprendre les différences culturelles et d’apprendre à les apprécier. Les jeunes du préscolaires ont monté une maquette de toutes pièces représentant une ferme, bâtiments, animaux, aménagement paysager, rien ne manquait. Un kiosque de physique où l’on pouvait voir des fusées et des véhicules miniatures fonctionnant à l’énergie solaire. Pour cette occasion bien spéciale un professeur de 4e année a décidé avec les jeunes de monter une belle pièce de théâtre. Les jeunes s’occupent d’accueillir les visiteurs et les guident tout au long de leurs visites. Mme Lewis donne aux plus jeunes, la tâche de décorer des pots de fleurs; ayant les mains occupés ils ressentent moins de gêne à répondre aux questions des visiteurs. La préparation de cette semaine de la culture a demandé 3 mois de travail acharné à nos jeunes. Il est advenu quelques fois des événements difficiles et ce fut un apprentissage de tous les jours. Trouver des solutions aux problèmes dans le respect, ne pas se décourager, garder espoir, et bien sûr l’entraide. Cette activité a même fait la première page du journal de quartier. Les enfants avaient gagné leur pari. Ils ont investi beaucoup de temps et n’ont négligé aucun effort, leur travail a été reconnu et félicité de tous.

La liste des réalisations de Mme Lewis est sans fin et il serait impossible de toutes les exposer. Les enfants qui ont eu la chance de la côtoyer en sont ressortis grandis. Ils avaient en main tous les outils pour réaliser leurs rêves, parce qu’ils étaient maintenant conscients que rien n’est impossible. Ils savaient que de travailler en équipe et d’avoir confiance en soi, pouvait soulever des montagnes.

LES JEUNES RACCROCHEURS

Un nouveau défi se présente pour Mme Lewis. On lui demande de travailler auprès de décrocheurs âgé entre 18 et 25 ans. Au départ, son travail doit se limiter à 1 jour semaine, soit le vendredi. Elle doit coordonner des activités pour les jeunes toute la journée.

Pour commencer, Mme Lewis insiste auprès de la direction et du personnel enseignant pour modifier l’appellation des jeunes. Ils ne seront plus les jeunes décrocheurs mais les jeunes raccrocheurs. Il est hors de question de continuer à utiliser un langage pessimiste et décourageant. Pour la majorité de ces jeunes, la décision de faire un retour à l’école ne fut pas aisée. Ils sont pour la plupart chef de famille, sur le marché du travail ou persuadé que leur avenir n’ira pas plus loin que l’obtention d’un diplôme d’étude secondaire. Ces jeunes reviennent de loin et
Mme Lewis sait combien il lui faudra travailler fort pour leur redonner confiance en eux.

L’école en question étant toute neuve, les jeunes ont ici une opportunité en or, que Mme Lewis s’empresse de leur exposer. Avec la mise en place d’un comité étudiant, ils auraient la chance de prendre les décisions avec la direction concernant les règles de vie dans l’école. Bien sûr les jeunes apprécient l’idée d’avoir leurs mots à dire, mais attention, loin d’être un jeu, un comité étudiant à de lourde responsabilité
Les membres du comité doivent représenter l’ensemble des étudiants et par le fait même doit rendre des comptes aux étudiants et à la direction. Les jeunes sont fonceurs et ils acceptent avec joie un tel défi. Ils sont très fières de pouvoir s’impliquer entre autre sur des dossiers comme : les retards et l’absentéismes, ils tentent par tous les moyens de motiver les étudiants. Les membres du comité doivent mettre de côté leurs préjugés. L’analyse, la tolérance, la compréhension, la recherche de solutions et leur mise en place.

Un projet de radio étudiante est mis sur pied. Tout d’abord, ils font différentes recherches. Les jeunes étaient littéralement emballés mais Mme Lewis met un frein à leur excitation. Une idée de projet, même s’il est extraordinaire, n’est pas toujours acceptée. Elle leur explique donc l’importance d’être bien préparé. Pour commencer, une étude approfondie du sujet est bon début, cela permet entre autre de s’assurer que le projet en question est réalisable, ensuite le fait d’être bien préparé, donne la possibilité d’expliquer ou contrer les objections. Mme Lewis tenait mordicus à ce que les jeunes comprennent et s’impliquent dans le processus indispensable à un tel projet. Les jeunes montent un dossier complet sur le sujet avec l’aide de Mme Lewis. Qu’est-ce que c’est qu’une radio étudiante, pourquoi ils désirent en avoir une, les démarches que nécessite le projet, quel est le matériel nécessaire et comment se le procurer, un plan de financement est aussi expliqué. Le document en main, ils le présentent ensuite à la direction de l’école pour obtenir l’autorisation. Il faut près d’un mois et demi de rencontre et au moins une tonne de documents administratifs avant que la direction soit satisfaite et approuve le projet. Les jeunes sont fous de joie, ils peuvent maintenant mettre en application tout ce qu’ils ont mis sur papier. Encore beaucoup de travail les attendent et non moins d’obstacles.

Les vendredis sont des journées explosives. Tout d’abord les jeunes ont accès aux cours réguliers tel le français, les mathématiques et l’anglais. Les membres du comité étudiants se réunissent le vendredi pour discuter et prendre des décisions. Le développement de la radio étudiante a aussi été effectué les vendredis. Mme Lewis obtient l’accord de la direction pour offrir des activités tellles : une spécialiste en art plastique leur offre des cours d’une rare qualité, l’informatique avec un professionnel qui leur apprendra tout sur les ordinateurs, de leurs composantes jusqu’au fonctionnement de différents logiciels, sans oublier les activités sportives avec un mordu. Ces différentes activités permettent aux jeunes de s’extérioriser, de socialiser, de s’informer, de se défouler et d’ajouter quelques flèches à leur arc.

La direction étant satisfaite, Mme Lewis se fait élargir son mandat. L’école manque d’ambiance, de couleur et de vie. La journée du vendredi est allongée considérablement, Mme Lewis sera maintenant sur place 5 jours/semaine. Mme Lewis devient rapidement une confidente et une amie pour les jeunes. Comme elle ne porte aucun jugement sur les étudiants ou sur leur situation en général, ils ont confiance en elle. Mme Lewis ne leur rend pas les choses faciles mais elle dédramatise les problèmes et incite les jeunes à trouver des solutions qui leur conviennent.

Mme Lewis va même réussir à créer un événement quotidien sans égal. Imaginez un peu, tous les jours à l’heure de la pause, la cafétéria de l’école était prise d’assaut par les étudiants. Les jeunes attendaient fébrilement le moment de vérité … à 10h10 Mme Lewis fait son entrée. Le silence règne, les jeunes sont armés de dictionnaires, d’encyclopédies, de Bescherelle, etc. Mme Lewis s’installe devant le tableau et y inscrit sa question. Le gagnant se voit offrir par
Mme Lewis un café. Et bien, rien au monde aurait fait plus plaisir aux jeunes. Les choses les plus simples sont souvent les plus appréciées.

Il va s’en dire que Mme Lewis fut comblée par cette expérience fabuleuse. Les jeunes raccrocheurs font preuve d’un courage sans borne et leur vie est un combat de tous les jours. Félicitations à tous les jeunes qui s’engagent dans cette belle aventure.

IMMERSION FRANÇAISE POUR ADULTE

L’immersion française n’est pas facile mais c’est encore plus compliqué pour des adultes. Imaginez un peu, du jour au lendemain, devoir vous habituer à un nouvel environnement, une nouvelle culture et par-dessus le marché une nouvelle langue. Le changement intense auquel les immigrants font face n’est pas de tout repos.

Tout d’abord, Mme Lewis réorganise la bibliothèque pour qu’elle soit mieux adaptée aux besoins des utilisateurs. Les livres qu’elle se procure sont moins lourds à lire et les étudiants en sont très heureux. Elle s’assure aussi d’avoir des livres de références à profusion tels : dictionnaires, Bescherelle et encyclopédies. Une section multiculturelle est conçue et les étudiants en raffolent. Mais attention, le Québec est à l’honneur. Les livres sur le Québec abondent, ils parlent de tout, histoire, politique, lois, le quotidien, un peu de géographie … même des livres pour enfants, que les étudiants peuvent emprunter à la bibliothèque de l’école, pour initier leurs enfants à la maison, à la lecture en français. Mme Lewis se procure aussi des CD de musique française qu’elle met à la disposition des professeurs de l’école.

Les professeurs de l’école ont à cœur l’adaptation des étudiants, ils s’impliquent à fond et donnent le maximum d’informations à Mme Lewis. Celle-ci peut donc diriger ses animations auprès des étudiants. Par exemple, un professeur part avec son groupe faire la visite d’une épicerie pour se familiariser avec cet environnement. Pendant toute la semaine précédant cette visite, Mme Lewis leur parle des différents aliments, comment lire les étiquettes sur les boîtes de conserves, les dates d’expirations, etc. Cela permet aux étudiants de profiter au maximum de leurs visites. Lorsqu’un des professeurs décide de faire une journée popote, l’idée est reçue avec beaucoup d’entrain. Quelques réalités s’imposent alors. Pour nous, utiliser du sel ou de la cannelle, mesurer une tasse de lait ou ½ c. à thé de farine, c’est plutôt banal. Eh bien non! Le vocabulaire, les aliments, les mesures, les goûts … c’est nouveau et il faut l’apprendre. Mme Lewis fait donc une razzia au magasin et se procure : tasses à mesurer, épices diverses, quelques ustensiles de cuisine, plats, chaudrons, poêlons, etc. Les étudiants sont avides de connaître tout ce qui leur permettra de se mouvoir avec aisance dans la cuisine.

Un concours bat son plein dans la bibliothèque. Les étudiants se divisent en 6 équipes de 4 personnes. Dans un énorme chapeau Mme Lewis et les professeurs ont déposé des questions. Par exemple, Mme Lewis demande qui a écrit le petit prince? Trouvez-moi un livre qui parle des fraises? La première équipe qui trouve la réponse gagne des points et un prix est remis à celle qui cumule le plus de points. Mme Lewis a obtenu des maisons d’édition de très beaux livres de référence qu’elle remet à l’équipe gagnante.

Comme les étudiants viennent d’un peu partout dans le monde, ils vivent souvent un choc culturel auquel ils ne sont pas préparé. Par des lectures et des activités Mme Lewis a tenté de rétrécir le fossé qui peut parfois séparer deux cultures.

   

Copyright © Le Livre Voyageur. Tous droits réservés.