De plus, comme
le titre recherché n’est pas toujours sur les
tablettes, le délai d’attente sera alors de 2
à 3 semaines avant que l’établissement
soit en possession du livre, il faut se déplacer à
nouveau pour en prendre possession.
Le nom de son entreprise, lui est soufflé
pas sa fille aînée Cynthia-Endres
- Maman que feras-tu dans ta compagnie? Comme maman
travaillera avec les livres et qu’elle devra souvent
se déplacer Cynthia s’exclame - Alors, ton
livre va voyager! Le Livre Voyageur voit
donc le jour en 1994.
Mme Lewis ouvre en premier lieu le marché
des Garderies et C.P.E. Beaucoup se demanderont pourquoi,
alors qu’il serait plus simple de commencer avec les
enfants plus âgés? La réponse est fort
simple, les jeunes d’âge préscolaire sont
les éternels oubliés mais les plus importants.
Importants? Il est bien connu que les plus grands cavaliers
sont montés en selle bien avant de faire leurs premiers
pas, pourquoi donc en serait-il autrement pour l’infinie
richesse qu’est la littérature?
De la petite enfance, Mme Lewis se dirige
vers l’école.
Le
préscolaire où elle instaure un nouveau
système révolutionnaire de classement (le
système Lewis).
Le
primaire, une multitude de possibilités, de projets
et trop peu de temps pour tous les réaliser.
Les
jeunes raccrocheurs où un travail surprenant et
des plus valorisants l’attendaient.
L’intégration
des immigrants, une autre réalisation où
elle sera émerveillée par la richesse humaine
qu’elle découvrira.
À nouveau maman très bientôt
Mme Lewis s’accorde une pause bien méritée.
Après une brève absence, Le
Livre Voyageur fait un retour en beauté et l’équipe
s’agrandit grâce à une nouvelle recrue.
Amélie et ses trésors guideront petits et grands
dans un univers fantastique.
Fort de nos expériences passées,
nous prenons résolument le sentier de demain. Nos services
autrefois adaptés spécialement pour les enfants
et les programmes sociaux seront maintenant accessibles à
tous. Particuliers, entreprises, organismes, associations
… et travailleurs de tous les domaines pourront dès
aujourd’hui bénéficier de nos conseils
littéraires ainsi que de notre merveilleux service
clé en main.
Le Livre Voyageur a l’immense plaisir de vous souhaiter
la bienvenue
dans le monde inédit de la littérature.
Mme Lewis entre dans le monde préscolaire
avec la conviction que les enfants de la prématernelle
et de la maternelle ont droit à une place de choix
dans les bibliothèques.
Pour commencer ils devront mémoriser
une courte comptine pour que les portes de la caverne d’Alibaba
(la bibliothèque) s’ouvrent. Pas de comptine
et les portes restent fermées. Un événement
qui est très vite devenu un rituel fort apprécié
de nos jeunes explorateurs. Mais attention, une chose fabuleuse
se produit à l’intérieur, Mme Lewis se
transforme en dragon magique. Il est bien connu que les dragons
ont une passion pour l’or et bien son or ce sont les
livres. Notre amie dragon n’est pas avare et elle est
très heureuse de pouvoir partager avec les enfants.
Comme vous le savez sûrement les enfants
de tous âges sont friands d’histoires et ceux
du préscolaire ne font pas exception. Mme Lewis prépare
donc avec beaucoup de plaisir et de fébrilité,
l’heure du conte pour chacune de leurs visites (qui
d’après elle étaient bien peu nombreuses
et bien courtes). Les enfants sont d’ailleurs bien impatients
de voir ce que leur dragon préféré a
mijoté pour eux.
Les livres étant un excellent outil
d’apprentissage, Mme Lewis les utilisent à toutes
les sauces. L’ouverture d’esprit, l’estime
et le respect de soi et d’autrui, la découverte
du monde qui nous entoure, la socialisation … Il est
clair que sont but n’est pas de lire pour lire mais
bien de permettre aux enfants d’acquérir (sans
même le réaliser), par les jeux et la lecture
une compréhension et un discernement plus aiguisé
de ce qui les entourent.
Notre dragon entraînera les enfants
dans le monde merveilleux de la découverte et du partage
des livres. Après leur période d’exploration
hebdomadaire pendant laquelle ils fouillent pour dénicher
un livre qui attire leur attention, ils doivent en parler
brièvement aux autres enfants. Chacun apprend donc
à s’exprimer et à faire connaître
son trésor à lui.
La plus belle récompense pour Mme
Lewis c’est d’avoir pu, bien que modestement,
contribuer à l’éveil littéraire
et culturel de certains de ces enfants.
Après plusieurs visites et analyses
des bibliothèques scolaires au primaire, Mme Lewis
a développé un système de classement
révolutionnaire (Le Système Lewis). En effet
il permet aux enfants à partir du préscolaire
jusqu’à la 6e année de chercher, trouver
et de reclasser eux-mêmes leurs livres.
Le système Lewis a été
mis à l’épreuve pour la première
fois à l’école Jeanne Leber (C.S.D.M.).
La première analyse a démontré que le
temps d’administration de la bibliothèque avait
été réduit de 90%, ce qui laisse beaucoup
de temps libre à la personne responsable.
À partir de ce moment, Mme Lewis
s’est mise à faire des projets orientés
sur la littérature dans l’environnement de la
bibliothèque. Très rapidement, à la demande
des professeurs, elle a débordé de ce cadre
pour développer une structure de coordination de projets
pédagogiques et éducatifs.
Mme Lewis a par la suite perfectionné
la structure du système Lewis à l’école
de la Petite Bourgogne. Ce qui a permis de le généraliser
pour pouvoir l’adapter à tous les types de milieux
scolaires.
Les bibliothèques sont trop souvent
associées à une obligation ennuyante et presque
punitive. Mme Lewis remonte ses manches et décide avec
l’aide des enfants de l’école d’envoyer
valser les préjugés et de redorer l’image
de leur bibliothèque.
Pour commencer, elle demande la participation
des enfants. Il faut absolument mettre de la couleur sur les
murs. Les enfants sont appelés à créer
des dessins.
Les chefs d’œuvres pourront ensuite tapisser les
murs avec les très belles affiches que Mme Lewis se
procure auprès de différentes maisons d’éditions.
Maintenant que le cas des couleurs est réglé,
Mme Lewis s’attaque à l’environnement même
de la bibliothèque. Elle fait installé des chaises
berçantes, des gros coussins par terre, des tapis au
sol … les enfants peuvent maintenant s’installer
à leur aise pour lire. Les initiatives de Mme Lewis
ne font pas le bonheur de tout le monde, mais pour elle, tout
ce qui compte, c’est que les enfants ont envie de venir
à la bibliothèque.
L’univers de la bibliothèque
étant apprivoisé, Mme Lewis amène les
enfants dans un tourbillon auquel ils ne peuvent pas résister.
Les jeunes sont débordants d’idées, ils
ont simplement besoin que quelqu’un les guide un peu.
Mme Lewis désire leur offrir l’opportunité
de mettre leurs projets à exécution. Son but
n’est pas de tout faire pour eux, au contraire, elle
se propose simplement de les guider. Vous pourrez voir un
peu plus loin dans votre lecture que les enfants, avec un
peu de soutien, peuvent faire de grandes choses.
Mme Lewis a planté près de
300 fleurs sur le terrain de l’école. Quelques
classes ont même reçu l’autorisation de
leur professeur de participer à cette belle initiative.
Les enfants se sont mis les mains dans la terre, ils ont pu
suivre l’évolution des fleurs et les plus vieux
ont travaillé le compost. Ce fut une très belle
expérience mais au bout d’environ une semaine,
les enfants sont venus voir Mme Lewis. Ils étaient
en colère. Imaginez-vous que certains adultes se servaient
du terrain de l’école comme d’un grand
cendrier. Les jeunes se sentaient trahis par le manque de
respect des grands. Mme Lewis les incite à réfléchir
à un moyen intelligent de faire passer leur message.
Les classes de 1ère à la 3e année font
donc des pancartes que Mme Lewis plastifie. Les classes de
4e à la 6e années s’occupent quant à
eux d’écrire un texte, qu’ils distribuent
à tout le personnel de l’école, expliquant
l’importance de respecter le travail des étudiants.
Un club de lecture est mis sur pied
par les enfants. En premier lieu il est indispensable d’avoir
quelques règles. Avec l’aide des jeunes, un contrat
est rédigé, il traite entre autre du respect
des membres et des livres, de l’entraide, etc. Chaque
enfant doit signer le contrat. Si un membre du club déroge
à une ou plusieurs des règles, ce sont les autres
enfants qui décident de son sort au sein du club. Pour
les plus jeunes membres, le club permet de découvrir
le monde fantastique de la lecture. Ils apprennent entre autre
à faire la lecture à haute voix d’extrait
de leur livre. Pour les plus vieux, la lecture, seul ou devant
les autres est toujours de mise, mais on corse un peu le travail.
Si un enfant présente un extrait d’un livre qui
parle d’instrument de musique, les autres membres effectueront
une courte recherche sur son instrument préféré.
Ils travaillent très fort pour le simple plaisir de
se renseigner et de partager les connaissances acquises sur
le sujet. Ils ont aussi le mandat d’aider les plus jeunes
membres dans leurs choix de lecture, l’interprétation
de certain passage d’un livre, l’utilisation du
dictionnaire ou des encyclopédies comme outils de référence
… bref l’entraide est le mot d’ordre et
chacun s’y applique avec fierté.
Un autre très beau projet
développé : une semaine de la culture est créée.
Pour commencer 6 comités sont mis en place;
1. Invitation
2. Animation – accueil
3. Aménagement
4. Publicité
5. Décoration
6. Horaire
Seuls les enfants sont membres des comités
et ils doivent déterminer quelles seront les fonctions
de chacun. Les différentes tâches sont ensuite
réparties aux comités. Encore une fois, Mme
Lewis ne fait que guider.
Les enfants doivent travailler en équipe et se responsabiliser.
Ils doivent trouver des commanditaires, monter une publicité
et la distribuer de façon stratégique dans le
quartier. Ils s’occupent eux même de commander
les livres pour leur kiosques-librairies (+/- 6,000.00$ de
livres), gérer une petite caisse … Les différentes
ethnies et cultures sont aussi présentées, un
kiosque de vêtements et de masques traditionnels, sans
oublier la nourriture. Un bon moyen de comprendre les différences
culturelles et d’apprendre à les apprécier.
Les jeunes du préscolaires ont monté une maquette
de toutes pièces représentant une ferme, bâtiments,
animaux, aménagement paysager, rien ne manquait. Un
kiosque de physique où l’on pouvait voir des
fusées et des véhicules miniatures fonctionnant
à l’énergie solaire. Pour cette occasion
bien spéciale un professeur de 4e année a décidé
avec les jeunes de monter une belle pièce de théâtre.
Les jeunes s’occupent d’accueillir les visiteurs
et les guident tout au long de leurs visites. Mme Lewis donne
aux plus jeunes, la tâche de décorer des pots
de fleurs; ayant les mains occupés ils ressentent moins
de gêne à répondre aux questions des visiteurs.
La préparation de cette semaine de la culture a demandé
3 mois de travail acharné à nos jeunes. Il est
advenu quelques fois des événements difficiles
et ce fut un apprentissage de tous les jours. Trouver des
solutions aux problèmes dans le respect, ne pas se
décourager, garder espoir, et bien sûr l’entraide.
Cette activité a même fait la première
page du journal de quartier. Les enfants avaient gagné
leur pari. Ils ont investi beaucoup de temps et n’ont
négligé aucun effort, leur travail a été
reconnu et félicité de tous.
La liste des réalisations de
Mme Lewis est sans fin et il serait impossible de toutes les
exposer. Les enfants qui ont eu la chance de la côtoyer
en sont ressortis grandis. Ils avaient en main tous les outils
pour réaliser leurs rêves, parce qu’ils
étaient maintenant conscients que rien n’est
impossible. Ils savaient que de travailler en équipe
et d’avoir confiance en soi, pouvait soulever des montagnes.
Un nouveau défi se présente
pour Mme Lewis. On lui demande de travailler auprès
de décrocheurs âgé entre 18 et 25 ans.
Au départ, son travail doit se limiter à 1 jour
semaine, soit le vendredi. Elle doit coordonner des activités
pour les jeunes toute la journée.
Pour commencer, Mme Lewis insiste auprès
de la direction et du personnel enseignant pour modifier l’appellation
des jeunes. Ils ne seront plus les jeunes décrocheurs
mais les jeunes raccrocheurs. Il est hors de question de continuer
à utiliser un langage pessimiste et décourageant.
Pour la majorité de ces jeunes, la décision
de faire un retour à l’école ne fut pas
aisée. Ils sont pour la plupart chef de famille, sur
le marché du travail ou persuadé que leur avenir
n’ira pas plus loin que l’obtention d’un
diplôme d’étude secondaire. Ces jeunes
reviennent de loin et
Mme Lewis sait combien il lui faudra travailler fort pour
leur redonner confiance en eux.
L’école en question étant
toute neuve, les jeunes ont ici une opportunité en
or, que Mme Lewis s’empresse de leur exposer. Avec la
mise en place d’un comité étudiant, ils
auraient la chance de prendre les décisions avec la
direction concernant les règles de vie dans l’école.
Bien sûr les jeunes apprécient l’idée
d’avoir leurs mots à dire, mais attention, loin
d’être un jeu, un comité étudiant
à de lourde responsabilité
Les membres du comité doivent représenter l’ensemble
des étudiants et par le fait même doit rendre
des comptes aux étudiants et à la direction.
Les jeunes sont fonceurs et ils acceptent avec joie un tel
défi. Ils sont très fières de pouvoir
s’impliquer entre autre sur des dossiers comme : les
retards et l’absentéismes, ils tentent par tous
les moyens de motiver les étudiants. Les membres du
comité doivent mettre de côté leurs préjugés.
L’analyse, la tolérance, la compréhension,
la recherche de solutions et leur mise en place.
Un projet de radio étudiante est
mis sur pied. Tout d’abord, ils font différentes
recherches. Les jeunes étaient littéralement
emballés mais Mme Lewis met un frein à leur
excitation. Une idée de projet, même s’il
est extraordinaire, n’est pas toujours acceptée.
Elle leur explique donc l’importance d’être
bien préparé. Pour commencer, une étude
approfondie du sujet est bon début, cela permet entre
autre de s’assurer que le projet en question est réalisable,
ensuite le fait d’être bien préparé,
donne la possibilité d’expliquer ou contrer les
objections. Mme Lewis tenait mordicus à ce que les
jeunes comprennent et s’impliquent dans le processus
indispensable à un tel projet. Les jeunes montent un
dossier complet sur le sujet avec l’aide de Mme Lewis.
Qu’est-ce que c’est qu’une radio étudiante,
pourquoi ils désirent en avoir une, les démarches
que nécessite le projet, quel est le matériel
nécessaire et comment se le procurer, un plan de financement
est aussi expliqué. Le document en main, ils le présentent
ensuite à la direction de l’école pour
obtenir l’autorisation. Il faut près d’un
mois et demi de rencontre et au moins une tonne de documents
administratifs avant que la direction soit satisfaite et approuve
le projet. Les jeunes sont fous de joie, ils peuvent maintenant
mettre en application tout ce qu’ils ont mis sur papier.
Encore beaucoup de travail les attendent et non moins d’obstacles.
Les vendredis sont des journées explosives.
Tout d’abord les jeunes ont accès aux cours réguliers
tel le français, les mathématiques et l’anglais.
Les membres du comité étudiants se réunissent
le vendredi pour discuter et prendre des décisions.
Le développement de la radio étudiante a aussi
été effectué les vendredis. Mme Lewis
obtient l’accord de la direction pour offrir des activités
tellles : une spécialiste en art plastique leur offre
des cours d’une rare qualité, l’informatique
avec un professionnel qui leur apprendra tout sur les ordinateurs,
de leurs composantes jusqu’au fonctionnement de différents
logiciels, sans oublier les activités sportives avec
un mordu. Ces différentes activités permettent
aux jeunes de s’extérioriser, de socialiser,
de s’informer, de se défouler et d’ajouter
quelques flèches à leur arc.
La direction étant satisfaite, Mme
Lewis se fait élargir son mandat. L’école
manque d’ambiance, de couleur et de vie. La journée
du vendredi est allongée considérablement, Mme
Lewis sera maintenant sur place 5 jours/semaine. Mme Lewis
devient rapidement une confidente et une amie pour les jeunes.
Comme elle ne porte aucun jugement sur les étudiants
ou sur leur situation en général, ils ont confiance
en elle. Mme Lewis ne leur rend pas les choses faciles mais
elle dédramatise les problèmes et incite les
jeunes à trouver des solutions qui leur conviennent.
Mme Lewis va même réussir à
créer un événement quotidien sans égal.
Imaginez un peu, tous les jours à l’heure de
la pause, la cafétéria de l’école
était prise d’assaut par les étudiants.
Les jeunes attendaient fébrilement le moment de vérité
… à 10h10 Mme Lewis fait son entrée. Le
silence règne, les jeunes sont armés de dictionnaires,
d’encyclopédies, de Bescherelle, etc. Mme Lewis
s’installe devant le tableau et y inscrit sa question.
Le gagnant se voit offrir par
Mme Lewis un café. Et bien, rien au monde aurait fait
plus plaisir aux jeunes. Les choses les plus simples sont
souvent les plus appréciées.
Il va s’en dire que Mme Lewis
fut comblée par cette expérience fabuleuse.
Les jeunes raccrocheurs font preuve d’un courage sans
borne et leur vie est un combat de tous les jours. Félicitations
à tous les jeunes qui s’engagent dans cette belle
aventure.
| IMMERSION
FRANÇAISE POUR ADULTE |
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L’immersion française n’est
pas facile mais c’est encore plus compliqué pour
des adultes. Imaginez un peu, du jour au lendemain, devoir
vous habituer à un nouvel environnement, une nouvelle
culture et par-dessus le marché une nouvelle langue.
Le changement intense auquel les immigrants font face n’est
pas de tout repos.
Tout d’abord, Mme Lewis réorganise
la bibliothèque pour qu’elle soit mieux adaptée
aux besoins des utilisateurs. Les livres qu’elle se
procure sont moins lourds à lire et les étudiants
en sont très heureux. Elle s’assure aussi d’avoir
des livres de références à profusion
tels : dictionnaires, Bescherelle et encyclopédies.
Une section multiculturelle est conçue et les étudiants
en raffolent. Mais attention, le Québec est à
l’honneur. Les livres sur le Québec abondent,
ils parlent de tout, histoire, politique, lois, le quotidien,
un peu de géographie … même des livres
pour enfants, que les étudiants peuvent emprunter à
la bibliothèque de l’école, pour initier
leurs enfants à la maison, à la lecture en français.
Mme Lewis se procure aussi des CD de musique française
qu’elle met à la disposition des professeurs
de l’école.
Les professeurs de l’école
ont à cœur l’adaptation des étudiants,
ils s’impliquent à fond et donnent le maximum
d’informations à Mme Lewis. Celle-ci peut donc
diriger ses animations auprès des étudiants.
Par exemple, un professeur part avec son groupe faire la visite
d’une épicerie pour se familiariser avec cet
environnement. Pendant toute la semaine précédant
cette visite, Mme Lewis leur parle des différents aliments,
comment lire les étiquettes sur les boîtes de
conserves, les dates d’expirations, etc. Cela permet
aux étudiants de profiter au maximum de leurs visites.
Lorsqu’un des professeurs décide de faire une
journée popote, l’idée est reçue
avec beaucoup d’entrain. Quelques réalités
s’imposent alors. Pour nous, utiliser du sel ou de la
cannelle, mesurer une tasse de lait ou ½ c. à
thé de farine, c’est plutôt banal. Eh bien
non! Le vocabulaire, les aliments, les mesures, les goûts
… c’est nouveau et il faut l’apprendre.
Mme Lewis fait donc une razzia au magasin et se procure :
tasses à mesurer, épices diverses, quelques
ustensiles de cuisine, plats, chaudrons, poêlons, etc.
Les étudiants sont avides de connaître tout ce
qui leur permettra de se mouvoir avec aisance dans la cuisine.
Un concours bat son plein dans la bibliothèque.
Les étudiants se divisent en 6 équipes de 4
personnes. Dans un énorme chapeau Mme Lewis et les
professeurs ont déposé des questions. Par exemple,
Mme Lewis demande qui a écrit le petit prince? Trouvez-moi
un livre qui parle des fraises? La première équipe
qui trouve la réponse gagne des points et un prix est
remis à celle qui cumule le plus de points. Mme Lewis
a obtenu des maisons d’édition de très
beaux livres de référence qu’elle remet
à l’équipe gagnante.
Comme les étudiants viennent
d’un peu partout dans le monde, ils vivent souvent un
choc culturel auquel ils ne sont pas préparé.
Par des lectures et des activités Mme Lewis a tenté
de rétrécir le fossé qui peut parfois
séparer deux cultures. |